Les maladies

La FFAAIR s’intéresse à toutes les maladies liées à l’insuffisance respiratoire : apnée du sommeil – asthme – BPCO – sarcoïdose – somnolence diurne - syndrome du nez vide – Toux chronique etc…

Mycobactéries Non Tuberculeuses

Mycobactéries atypiques : des maladies pulmonaires très rares méconnues

L’infection pulmonaire à MNT – Mycobactéries Non Tuberculeuses (Mycobactéries atypiques) est une maladie infectieuse bactérienne rare causée par des mycobactéries non tuberculeuses (à savoir, complexe Mycobacterium avium, Mycobacterium kansasii ou Mycobacterium xenopi), caractérisée par une maladie pulmonaire chronique dont les signes cliniques sont une toux chronique (avec ou sans glaires), des douleurs thoraciques et une perte de poids. Les facteurs de prédisposition sont les maladies pulmonaires préexistantes, les tumeurs, l'immunosuppression ou les malformations de la cage thoracique. C’est une pathologie pulmonaire non contagieuse.
La prévalence de cette pathologie rare est de 1 à 9 pour 100 000.

Causes

Les facteurs prédisposant généraux, régulièrement rapportés dans les études, sont : l’alcoolisme, le diabète, une pathologie hépatique chronique sans que risque relatif lié à ces comorbidités ne soit connu. Les patients immunodéprimés du fait d’une infection VIH, d’un traitement immunosuppresseur pour transplantation, connectivité, vascularité ou pathologie inflammatoire chronique, d’une hémopathie sont également à risque augmenté.

Les patients adultes, sans facteur prédisposant local ou général, représentent une proportion importante des malades, 24 à 59% des infections pulmonaires à MAC. Il s’agit habituellement de femmes d’âge médian de 60 ans ayant des caractéristiques morphologiques associées : habituellement minces et plutôt un peu plus grandes que la population contrôle, avec une fréquence anormale de pectus excavatum, de scoliose et/ou de prolapsus valvulaire mitral

Les patients ayant une mucoviscidose sont particulièrement à risque d’infection pulmonaire à MNT avec une prévalence d’isolements respiratoires positifs de 6.6 à 13%.

Les patients ayant une dilatation des bronches (DDB) non-mucoviscidosique sont également à risque important, avec une difficulté dans le recueil des données de prévalence lié au fait que les mycobactéries elles- mêmes peuvent être à l’origine de bronchectasies.

Dans la dyskinésie ciliaire primitive et dans une cohorte anglaise de DDB, la prévalence des prélèvements positifs à MNT a été retrouvée de 10%, comparable à celle décrite dans la mucoviscidose

Symptômes

Toux : vous pourrez cracher ou ne pas cracher d'expectorations.
La maladie pulmonaire à MNT peut vous faire tousser du sang (ce qu'on appelle l'hémoptysie). Si vous crachez du sang, vous devez contacter votre médecin ou demander une aide d'urgence. Chaque fois que vous crachez du sang, il est essentiel que vous restiez calme tout en essayant de minimiser la quantité de sang que vous crachez.

Sueurs nocturnes, fièvre : la sensation de fébrilité et de transpiration est souvent plus marquée la nuit.
Perte de poids et perte d'appétit : il n’est pas inhabituel de perdre du poids, c’est pourquoi il est important d’être au courant des changements de poids.
Manque d'énergie – De nombreux patients signalent une sensation de fatigue variable mais souvent profonde.
Sensation d'essoufflement
Respiration sifflante
Douleur thoracique dans la région des poumons

Diagnostic

L'infection par MNT est souvent mal diagnostiquée. Malheureusement, cette difficulté retarde parfois le diagnostic initial jusqu’à ce que le patient ait des infections répétées et, par conséquent, souffre d'une aggravation de ses lésions pulmonaires. Ceci peut rendre le traitement plus difficile, parce qu’un traitement antérieur par un seul médicament peut avoir créé une certaine résistance aux médicaments. Des infections répétées avec des inflammations peuvent également avoir provoqué d’autres lésions au système respiratoire. Le profil du patient a changé au fil des années, et il est donc important d'évaluer les implications de tous les symptômes et d'envisager des tests pour détecter les MNT.

Il est nécessaire de procéder à une analyse et une culture d'expectorations

L’isolement d’une MNT dans les prélèvements respiratoires n’apporte pas la certitude d’une infection pulmonaire à MNT. En effet, étant donnée leur caractère environnemental, leur présence peut n’être liée qu’à une contamination du prélèvement. Certaines espèces sont quasiment exclusivement des contaminants.
La sensibilité des prélèvements pour la recherche de MNT n’est pas de 100% notamment dans les formes nodules + bronchectasies. Il arrive fréquemment que les patients aient peu ou pas d’expectorations.
En cas de suspicion d’infection et de négativité des expectorations, celles-ci doivent être répétées au cours du temps et/ou une fibroscopie réalisée. En effet, la sensibilité des expectorations dans les formes nodules/bronchectasies est estimée à environ 50% alors que celle des prélèvements endo-bronchiques est meilleure.

Traitement

Le traitement est compliqué et les antibiotiques utilisés posent d’assez fréquents problèmes de toxicité. Il est donc préférable que leur dispensation soit faite par des cliniciens expérimentés dans cette pathologie et disposant d’un laboratoire de microbiologie adapté.
Du fait des effets indésirables fréquents et de la fréquence non nulle des échecs et des rechutes de ce type d’infection, il est possible de proposer une abstention thérapeutique lorsque l’infection pulmonaire est peu symptomatique, peu évolutive et que le pronostic de l’infection à MNT est au deuxième plan du fait de l’âge extrême et/ou des comorbidités du patient.

Représentation des patients atteints de la maladie pulmonaire à Mycobactéries Non Tuberculeuses – Mycobactéries atyiques.

Représentation de patients membre de la FFAAIR :

Asso Nmt

M.N.T. Mon Poumon Mon Air
Justine HAMAÏDE
121, rue de Reuilly
75012 PARIS

Site web : mntmonpoumonmonair

E-mail : mnt-monpoumon-monair@orange.fr

Tél : 06 83 46 71 63

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