Adhérer à la FFAAIR, c'est faire entendre la voix des patients respiratoires et bénéficier d'un réseau d'associations près de chez vous.
(21/10/2026)
A l’occasion du Mois sans Tabac, la FFAAIR publie un plaidoyer pour appeler les pouvoirs publics à faire de la BPCO une véritable priorité de santé publique.
Trois à quatre millions de Français vivent avec la BPCO. Cette maladie respiratoire chronique, causée dans 80% des cas par le tabac, génère un coût direct de 3,5 milliards d’euros. Chaque année près de 18 000 personnes en meurent en France
Elle bouleverse le quotidien des patients, avec des répercussions majeures sur leur vie sociale, professionnelle et personnelle. Dans ses formes sévères, la BPCO peut engager le pronostic vital.
C’est également une maladie profondément inéquitable qui touche particulièrement les populations défavorisées, chez lesquelles la mortalité est 53% plus élevée et les hospitalisations 45% plus fréquentes que chez les populations les plus favorisées.
Malgré ces impacts massifs sur les patients et la société, malgré des mesures mises en place ces dernières années, la BPCO reste insuffisamment prise en charge.
Selon la Haute autorité de Santé, jusqu’à 90% des personnes atteintes de BPCO ne seraient pas diagnostiquées.
Aujourd’hui, 31 % des patients admis à l’hôpital pour un épisode d’exacerbation de la BPCO sont ré-hospitalisés dans l’année qui suit.
Pourtant, il existe des outils simples de dépistage, telles que la spirométrie, et des solutions, médicamenteuses ou non, qui ont démontré leur efficacité.
Face à l’urgence d’agir, la FFAAIR publie son plaidoyer « BPCO : 4 lettres, 4 millions de patients, 4 propositions d’action » qui présente quatre propositions pour une politique pragmatique et efficace, visant à mieux lutter contre la maladie.
Les quatre propositions clés de la FFAAIR :
1. Reconnaître et faire connaître la BPCO comme enjeu de santé publique prioritaire 2. Développer la spirométrie pour renforcer le diagnostic des patients
3. Garantir la continuité du parcours de soins
4. Assurer à tous les patients un accès équitable aux meilleurs traitements
« Notre ambition est claire rappelle Jean-Paul Vasseur, président de la FFAAIR : faire de la BPCO une priorité de santé publique, au sein d’une grande politique de santé respiratoire que les associations de patients et de professionnels de santé demandent depuis plusieurs années. »
" Face à ces constats, il est urgent d’agir, fait savoir Jean-Luc Fugit, député du Rhône, président du Conseil national de l'Air. La lutte contre la BPCO doit s’inscrire dans une politique globale de santé respiratoire, fondée sur la prévention, le dépistage précoce et un accès équitable à la meilleure prise en charge."